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13 Novembre 2013

Eranatoli

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Le 08.11.13.

Ce matin, nous étions tous prêts à 6h30 pour le petit déjeuner. Vers 7h30 le guide Mike accompagné de Brury et de tout le matériel d'expédition a pris le premier vol vers le camp de base. Nous avons encore un peu de temps car nous sommes, ainsi que le médecin australien Simon, programmés pour le troisième et dernier vol. Cela nous laisse encore le temps de nous promener dans le village. Tout le monde reste assez curieux de nous voir car  très peu de blancs passent par ici. Nous avons une belle conversation avec le professeur de l'école locale qui veut nous montrer son école. Nous devons décliner cette invitation à contrecœur car notre temps est limité. De retour à l'auberge, nous rencontrons l'un des anciens du village, juste « vêtu » d’un cache-sexe et d’un képi. Il sera très heureux d’être photographié. D'une certaine manière, cela signifie qu'il accepte notre présence.
La deuxième équipe quitte vers 8h30, et à 10 heures, ce sera notre tour. Nous avons un trajet d'environ 20 minutes. Une fois que nous avons quitté le village, c’est une route cahoteuse qui serpente à travers le paysage vallonné qui nous attend. Sur les montagnes, on peut nettement distinguer les limites de petits champs agricoles. Il y a aussi quelques petites carrières. Nous arrivons dans une sorte de banlieue avec ses maisons joliment peintes et des bâtiments du gouvernement. Quelque part au milieu d'une pelouse nous improvisons une base d'hélicoptères. Entre-temps, il fait très chaud. Après avoir attendu un certain temps, notre hélicoptère jaune « Bell212 » atterri. C’est la version civile des hélicoptères de la guerre du Vietnam. Toutefois, le sympathique pilote nous apporte de mauvaises nouvelles car il y a des nuages bas qui arrivent dans la région de Carstensz, ce qui rend le vol dangereux. Nous ne pouvons pas entrer en contact avec le camp de base pour savoir si la situation s'est améliorée entre-temps et une heure plus tard, nous décidons de remettre le départ à demain, si le temps le permet. Cela signifie que nous avons au minimum une autre journée en moins pour notre acclimatation avec toutes les conséquences que cela entraîne pour notre ascension. Nous sommes très déçus et frustrés. Nous n’avons d’autre choix que d’avaler la pilule. Et de ce fait, nous sommes toujours à  Eranotali ... De retour à l'auberge, nous mangeons comme hier soir et comme hier midi, du poulet avec du riz. Dans l'après-midi, il commence à pleuvoir des cordes et il y a un risque de tempête.
Il y a quelque chose d'étrange dans ce pays. Pour des raisons encore difficiles à définir, personne ne doit savoir ce que nous venons faire ici. Si on nous pose la question, nous devons répondre de manière très vague et rester hors sujet et nous ne devons certainement jamais parler de Carstensz. Les autochtones qui posent trop de questions, nous devons les éviter et surtout n’avoir aucun contact avec les militaires et les policiers.
Nous venons de recevoir l'avis météo qui confirme qu’il pleut très fort sur le camp de base et qu’il est sur le point d'être inondé. Peut-être que finalement, nous avons un peu de chance aujourd'hui. Nous dormons encore dans un bon lit au sec.

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